D’ici la fin de l’année 2011, selon la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010, les communes vont devoir obligatoirement se regrouper en intercommunalité. Cela va inévitablement bouleverser le paysage des intercommunautés de l’arrondissement et entraîner l’agrandissement de notre communauté de communes. Ce regroupement se joue en ce moment au travers de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (C.D.C.I.) qui va rendre (ou a rendu)  le fruit de sa réflexion au Préfet de la Marne. Ce dernier va émettre un avis, au cas où différents acteurs manifestent quelques désaccords, le Préfet fera une contreproposition, qui suivra sans aucun doute les grandes lignes de la commission consultative.

 

Voici comment se dessine l’évolution de notre communauté de communes :

 nouveau découpage interco

 

Quand J-P.BOUQUET s’insurge sur l’illogisme du découpage, il a parfaitement raison, car le découpage qui se profile ne respecte pas les bassins de vie, par contre il se trompe dans son analyse sur les causes de l’obstacle à la réunion des communes proches de Vitry. Certains maires ne veulent pas venir à l’intercommunalité vitryate, car ils ne veulent pas du tout travailler avec le Maire actuel de Vitry-le-François.

 

Pourquoi ne pas aller au-delà du paysage politique du moment ? Ne pouvons-nous pas pour une fois dépasser ces clivages politiques et ces inimités personnelles. Nous sommes entrain de bâtir un regroupement de communes sur un combat individualiste, où l’on tient plus compte de l’attitude et de l’image des élus que des concitoyens vivant dans ces communes. Ce paradoxe va créer des fractures et tout le monde en sera le perdant.

 

Gros point d’interrogation pour l’avenir des communes, la perte de leur « souveraineté » !

Les compétences intercommunautaires regroupent la gestion de l’eau, des déchets, de la propreté, des espaces verts, d’une partie de la voirie, très bientôt la scolarité. Toutes les participations à des coopérations extérieures disparaîtront, car c’est la communauté de communes qui va s’y substituer.

Il va rester à la charge des communes la gestion de la culture, du social et des bâtiments municipaux. Ce qui pour un certains nombre se réduit à une peau de chagrin. Pour les communes où il n’y a pas d’actions culturelles et sociales gérées par la municipalité, à quoi va leur servir leur conseil municipal ?

Vu sous cet angle, cela peut être à l’origine d’une réticence à devoir s’intégrer dans une communauté déjà existante. Mais voilà ; la loi reste inflexible, il ne peut plus y avoir de communes isolées !

 

Les équipements structurants (centre nautique, bibliothèque, médiathèque, hôpital, lycée,…) ne peuvent se concevoir dans la dispersion. Ils font partis de l’attractivité d’un territoire, à leur niveau ils ont vocation à être partagés par le plus grand nombre, dans le cadre de l’intercommunalité ou en établissant des coopérations intercommunales.

 

C’est une erreur de penser que l’on peut rester chacun de son côté, mener ses petites affaires sans se préoccuper de ses voisins. Nous sommes dans un état de symbiose, où le destin des communes de la couronne vitryate est intrinsèquement lié à l’avenir de Vitry, et réciproquement. Les personnes qui décident de s’installer en milieu rural, accepte de fait de ne pas avoir accès à certains services, cependant, ces services ils les trouvent sur la ville-centre qu’est Vitry. Pour combien de temps encore ? Cela dépendra de notre capacité à mutualiser nos richesses, pas seulement pécuniaires mais aussi et surtout humaines.

Profitons de cette opportunité qui nous est offerte au travers de la réforme des collectivités territoriales, pour au plus vite, trouver un juste équilibre où chacun puisse en ressortir grandi et renforcé.

 

Le Bassin Vitryat, peut-il encore se développer ?

Peut-on ensemble bâtir un projet commun pour y arriver ?

La réponse est OUI, si et seulement si chacun y met du sien car c’est seulement ensemble que l’on deviendra plus fort.

 

J.HARLÉ

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