Quelques réflexions sur le P.L.U.
04 juin 2010Ces pistes de réflexion ne se retrouvent pas dans le projet du P.L.U. tel qu’il existe. L’aménagement raisonné de notre territoire devrait conduire à l’élaboration d’un P.L.U. intercommunal. Sans cela, nous allons passer à côté des grands enjeux pour faire évoluer notre territoire. Il aurait été bon d’intégrer :
- Les conséquences des mutations industrielles,
- La poursuite de la transformation de la ville, avec la transformation de la Z.U.P. du Hamois (et ce avant 20 ans comme évoqué par J-P.BOUQUET),
- L’inversion de la politique du logement, vers une véritable alternative au « tout » logement social.
Quand on confirme et que l’on va au-delà de ce qui existait au niveau du nombre des logements confiés aux bailleurs sociaux, cette politique de peuplement sociale est inquiétante. Enfin cette politique risque de créer des ghettos, où l’on va paupériser la population. On ne peut rentrer que de la misère ! On va avoir une typologie sociale que l’on retrouve dans un environnement périphérique de grande métropole. Vitry : « ville-dortoir pour la misère »
Vitry-le-François est une ville en rase campagne, il n’y a aucune raison objective pour l’expliquer, si ce n’est l’erreur humaine. On peut éviter cela. Le P.L.U. doit servir à corriger cette situation
- Une valorisation de certaines zones : bouts de canaux, friches publiques,…
- Une meilleure définition des zones à risques : prise en compte du transport des matières dangereuses, qui est un risque majeur à Vitry-le-François (bien avant les risques d’inondations), bruit lié aux infrastructures,…
- Les réserves pour les grands équipements publics,
- La sécurisation de l’espace public,
- L’espace public et son accès au handicap,
- La mutation du foncier public : le central de France Télécom, la SONACOTRA, le bâtiment E.D.F. avenue de la République, les Halles,…
- L’évaluation de nos besoins scolaires et la déprise de cette forme d’immobilier : fermeture de classes, d’établissement. Aujourd’hui rue du Mouton, et demain ?... Exemple de reconversions réussies : école Jean MERMOZ au désert, utilisation en son temps du foncier de Jean MASSE pour construire les tilleuls.
Le P.L.U. est un choix définitif dans ses options. Compte-tenu des marges de manœuvres déjà faible, certains enjeux ou aspects seront figées pour ½ siècle. L’actuel est le résultat des choix passés dans l’urbanisme. On l’a sous les yeux, tous les jours. Dans les mêmes difficultés économiques, des communes vivent mieux ensemble. Notre responsabilité aujourd’hui aurait été de tenir compte des erreurs du passé, de les réparer et de ne pas les reproduire.
Actuellement dans le P.L.U., rien ne va dans ce sens. Le P.L.U. aurait mérité que l’on y réfléchisse autrement que comme une contrainte qu’il faut évacuer.