Le Plan Local d’Urbanisme, méritait autre chose qu’une concertation bâclée,  qu’un débat escamoté!

A ce titre, on peut considérer qu’il y a eu des erreurs de méthodes lors des premières phases d’élaboration du P.L.U.

 

                L’ensemble des documents qui constituent le P.L.U. fixe les règles d’utilisation des sols, les usages et les activités autorisées en fonction des zones, le droit et les contraintes à construire dans le règlement de l’urbanisme (et éventuellement les aspects extérieurs des constructions, leur situation sur la parcelle, le choix des matériaux, le traitement des abords, etc…), la fixation du coefficient d’occupation des sols. C’est un document unique, complet et fondamental pour le quotidien et qui s’impose à tout ceux qui souhaitent acquérir, construire, modifier, transformer le sol ou la construction.

- Le P.L.U. planifie l’avenir et façonne notre futur en précisant les choix d’aménagement de la ville sur les secteurs à mettre en valeur, à réhabiliter, à restructurer ou à faire muter d’une vocation à une autre. Ces choix s’exercent dans le renouvellement du bâti mais aussi dans l’environnement et les paysages. Ces choix peuvent aussi préciser dans certains cas le type et les caractéristiques des espaces publics.

- Le P.L.U. prend bien évidemment en compte les grandes options déjà arrêtées ou les phases déjà réalisées du Programme de Renouvellement Urbain (P.R.U.). A ce titre, les options du P.L.U. sont limités d’où la nécessité impérieuse de ne rien laisser au hasard et d’être imaginatif.

- Le P.L.U. va s’imposer et définir la politique pour les 50 années qui viennent ! Il est donc bien plus qu’un simple document administratif.

 

Lorsque l’on prend conscience à la lecture de ce qui précède combien l’urbanisme et l’aménagement conditionnent quotidiennement notre vie. Comment l’ignorer à Vitry-le-François, où nous payons 40 ans plus tard et pour longtemps encore, le choix d’une forme inadaptée parce que déséquilibrée de la ville, faute d’avoir réfléchi suffisamment sur ce que cela engendrerait.

- Faisons un retour dans les années 60 où notre cité était en plein boom économique. Il fallait loger une population qui était dans un habitat indigne, suite aux destructions massives de la 2ème guerre mondiale. Il y avait un niveau d’urgence, on a donc fait vite et pas cher. L’architecture nouvelle (critiquable) était toujours mieux que ce que les gens quittaient.  Les décisions qui ont été prises étaient peut-être bonnes pour l’époque, mais hélas aujourd’hui on en paye les conséquences. Nous devrions nous inspirer des erreurs du passé pour ne pas les reproduire.

- À cette époque, On était dans une logique où plus on était nombreux, plus on était riche. Plus la ville était importante, plus elle pesait. C’est ce qu’aujourd’hui J-P.BOUQUET prône dans sa politique, au détriment de nos conditions de vie.

Oui mais aujourd’hui, la situation a changé. Les conditions économiques ont laissées sur le bord de la route bon nombre de nos concitoyens. L’accompagnement social des personnes n’est plus le même. Le nombre de personnes accueillies crée une charge, qui va au-delà des revenus. Le seul volume de la population n’est pas en soi un gage de « richesse ». Une partie des dotations de l’État tient compte de la population en nombre, c’est un fait.

Ce calcul serait pertinent si la population accueillie crée elle-même une richesse. Or ce n’est plus le cas, on assiste hélas à un appauvrissement sociologique et économique des populations extérieures hébergées dans le logement social à Vitry-le-François.

 

C’est donc une étape capitale qui vient d’être irrémédiablement perdue : celle de la concertation au cours de laquelle les citoyens et leurs représentants se seraient écoutés et auraient traduits ces visions et ces ambitions dans les différents documents du P.L.U.

La concertation, ou plutôt le simulacre de concertation hors cadre formel, a été menée à partir  d’un panel insuffisant pour être représentatif. On a fait réagir le panel plus dans des domaines du quotidien et de l’immédiateté, que dans une vision d’avenir et de fond, et sur des orientations contredites.

Quand il s’agit de se mettre en scène, par des séances photos au cours des nombreuses inaugurations, commémorations,… J-P.BOUQUET sait y mettre la forme et les moyens. Par contre quand il s’agit d’informer les Vitryats sur des points capitaux engageant leur avenir pour le demi-siècle à venir, il n’y a pas de réelles communications. Il n’y a que reprendre les 6 premiers numéros de Vitry-le-François Magazine pour s’en convaincre. On peut aussi dénoncer la non-utilisation des conseils de quartiers pour information la population. Aujourd’hui que savent vraiment les Vitryats du P.L.U. ? Nous ne sommes pas certains que tous les conseillers municipaux soient au courant des tenants et des aboutissants du P.L.U.

Faute d’avoir mis en place une communication et une concertation adaptée, les vitryats ont été mis à l’écart.

 

Ce travail de préparation à la concertation aurait dû mettre en place les modalités adaptées à l’environnement local.

On ne peut pas parler de bilan, il n’y en a pas !

- Aucun résultat chiffré! Aucune comptabilité des réunions tenues, des personnes présentes.

- Aucune mise en forme thématique des questions posées.

- Aucune contribution des corps intermédiaires : associations, syndicats (patronaux et ouvriers), etc…

- Rien des professionnels ou de leur chambre : ordre ou syndicat des notaires, architectes, agents immobiliers, etc…

LE GRAND VIDE !

 

On peut en tirer les conclusions suivantes, et qui nous font craindre l’avenir :

- J-P.BOUQUET, et son équipe, n’a pas su ou n’a pas voulu intéresser les Vitryats au P.L.U.

Théoriquement, Il aurait été du devoir de 1er magistrat de conduire avec rigueur et conviction cette tâche légitimement sous sa responsabilité. Mais hélas, M. Le Maire, « overbooké », n’aura que de façon très lointaine, à peine supervisé son élaboration. C’est de l’irresponsabilité politique !

Le P.L.U. n’aurait été que le fruit de la réflexion que de quelques élus visiblement peu inspirés : J.CHAROLLAIS (8ème adjoint chargé de la voirie, des travaux, de l'environnement) / Ludovic MIRAN (Conseiller délégué à l'environnement et l'énergie) / Henri VINIAKER (conseiller municipal)

- Jamais en séance plénière du conseil municipal, les élus n’ont pu se prononcer sur les orientations prises.

- Une partie des Vitryats ne se sent pas concernée, car prisonnière d’une situation qu’elle n’a pas choisi, ou qu’elle n’a pas pu choisir. Cette population considère ne pas maîtriser son avenir. On renforce encore plus leur dépendance, par des choix qu’elle ne partage pas (augmentation du logement social dans le P.L.U.)

- De rares débats, mal conduits, sur des thèmes du quotidien et de l’immédiateté occultant toute référence à l’avenir. Des débats orientés et malhonnêtes avec des réponses contestables.

Un exemple : Dans une de ces réunions à un interlocuteur s’étonnant et s’inquiétant de la politique de logement menée par J-P.BOUQUET, il lui a été répondu que la politique du logement trouvait sa raison dans le développement économique et la création de plusieurs milliers d’emplois. Il s’agit d’un bel exemple de désinformation pour justifier certains choix.

 

Il est très difficile de parler de l’avenir avec le filtre des dysfonctionnements du présent. Comment passer du quotidien du citoyen insatisfait, à une stratégie pour l’avenir ? Cette notion de se projeter est normalement du domaine de l’élu. La situation créée laisse aux seuls élus la vision et la responsabilité de l’avenir. Pas très rassurant !

- Aujourd’hui beaucoup de Vitryats se sont détournées de cette ville et pour beaucoup d’autres ce qui devait être un rêve de vie, c’est devenu un rêve d’évasion. Il est évident que la majorité du conseil municipal n’est pas en phase avec cette population qui n’existe pas dans les analyses faites.

 

Le P.L.U., de la façon dont il a été mis en place, ne fait que mettre sur plan et dans les règlements ce qui a été décidé les dernières décennies. Le P.L.U. ne fait qu’appliquer le P.R.U. pour le désert, les bords de Marne, Rome Saint-Charles et le Grand Parc. Le P.R.U. étant la seule vision d’avenir, de « dédensification », d’amélioration et d’offre diversifiées, cela on le doit à Michel BIARD.

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