Quand la séduction cache la panne
11 juin 2010Il faut que les vitryats le gardent à l’esprit, le maire est, et reste un politicien. Un politicien de ceux dont la politique est basée davantage sur la communication que sur l’action.
Sa stratégie : l’occupation du terrain par tous les moyens. Et les moyens ne lui manquent pas pour occuper l’espace, créer l’évènement, porter la bonne parole : vendre du vent, c’est un vrai métier ! Pour cela il y a les outils classiques que sont les inaugurations de toutes formes et de toutes sortes, du vernissage d’une exposition à la pose d’une première pierre (même lorsque l’édifice en est au deuxième étage d’achèvement ou que l’espace est utilisé depuis plusieurs mois). Montrer que l’on bouge et récompenser les personnes présentes par un « petit cocktail ».
C’est une attitude quasi pathologique que de vouloir s'exposer pour exister y compris à l’occasion d’un non évènement, un bel exemple : à la rentrée, sera inaugurée, en grande pompe « une clôture » : la Clôture du Parc Léo Lagrange au Quartier du Hamois créé il y a 20 ans ! (Coût de la clôture environ 100 000€).
Ne soyons pas dupes, c'est de la manipulation par le jeu de la séduction où l'on nous présente tout sous un aspect idéal, très altruiste. Quoi de plus gratifiant que d'être convié par une belle invitation cartonnée et colorée : « J'ai été invité(e) par le Maire en personne, donc il pense à moi… » C’est facile que de faire croire aux gens qu'on leur accorde une attention toute particulière. Tous ces cérémonials ont un coût, d’où l’augmentation non négligeable des frais de communication au dernier budget. Tout est bon pour faire parler de l’élu, même en créant une polémique, où il aime se présenter en victime comme dans l'affaire facebook ou en qualifiant l'opposition de trop virulente !!!…
Ses objectifs : augmenter ses vecteurs de communication, se créer des petits réseaux supplémentaires et pour s'assurer que cela marche, il suffit d'ajouter quelques tracts pour être sûr que son message, sa pensée (qui doit être unique) soient bien diffusés auprès de la population et au passage fustiger ses détracteurs .
L'équipe municipale a déjà la possibilité de s'exprimer par le bulletin municipal. Elle envisage même d'utiliser cet encart d’expression politique, alors qu’hier elle y était opposée !. Aujourd'hui elle utilise le tractage avec les moyens de la collectivité pour désamorcer une situation dans laquelle il apparaît que la population vitryate, lucide, n’est pas en accord avec les décisions de la majorité municipale. Le maire se sent contraint de se justifier, mais il n'y a aucune justification possible à la nécessité à Vitry de construire la ville sur la ville.
Nous voulons que Vitry avance, s’épanouisse et c'est pourquoi nous ne nous sommes pas opposés à la construction d'une médiathèque. Notre divergence portait sur l'endroit prévu pour son édification et sur la maîtrise d’ouvrage qui devrait être communautaire.
Pourquoi faire disparaître le Stade Jules Ferry alors que sa construction était prévue place Giraud ?
Nous sommes dans l'ère du paraître. Plutôt que d'agir, le maire « enfume ». Il est dans la diversion.
- Tout est fait pour occulter l’immobilisme, l’impuissance et les échecs (assisses des besoins sociaux, écoquartier de la friche Nithard, etc…) Notons au passage que les grands projets menés actuellement ne sont que l'héritage de la mandature de Michel BIARD.
- Tout est fait pour caresser le public dans le sens du poil. On dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre.
Quand ils expriment des besoins, on leur explique comment s'en passer.
- Tout est fait pour vivre au jour le jour. Tout ce qui est pris est bon à prendre. Eh oui, cela évite d'anticiper, de se projeter dans l'avenir, de prendre des risques. A défaut de vision, de projets d'avenir, Vitry va peu à peu décliner.
Si C.I.M.V. s’installe à la Z.A.C. de Loisy-sur-Marne, c’est grâce à l’action menée en son temps par M.BIARD.
Qu’en est-il de la fameuse unité de production de cellules photovoltaïques ? Le seul bénéficiaire connu à ce jour est le consultant au rapport « mystère » et à plus de 200 000 euros. Cet épisode doit renforcer la vigilance des élus communautaires.
Imaginer, construire de grands projets prend beaucoup de temps, temps pendant lequel on ne s'expose pas et l’on ne fait pas parler de soi... J.P. BOUQUET n'est pas prêt à tout sacrifier, pour « sa » ville. Dès son retour à la Mairie, on ne le voyait plus, au grand damne de ses électeurs. Bien conscient de cette carence, il corrige le tir, le peu qu'il est là, il le fait savoir.
On est à moins d'un an d’élections cantonales, où nous allons devoir élire de nouveaux conseillers généraux. On voit déjà s'accélérer le rythme d'exposition médiatique des titulaires en poste. Leur seule préoccupation se rappeler au souvenir d’une population à laquelle on avait beaucoup promis et pour laquelle on a peu fait si ce n’est l’inauguration des réalisations des autres. Il ne faut aucun répit, il ne faut pas laisser aux citoyens le temps de réfléchir…
sait-on jamais ! ils pourraient prendre conscience qu'on les trompe…
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Vitry Intensément, Le 07/06/2010
F. Arvois, M. Biard, J-P. Gara, J-M. Gérard, A. Liébart