Juillet 2005, Michel BIARD alors Maire de Vitry-le-François, après deux années de préparation, signe la convention cadre avec l’A.N.R.U. (Agence Nationale de Rénovation Urbaine). Le P.R.U. (programme de rénovation urbaine) de Vitry est lancé. Pour environ 60 millions d’euros de travaux, les différents partenaires : Ville / État / Région / Département / Bailleurs sociaux vont dans les domaines de leur compétence s’efforcer de transformer la ville et la vie des Vitryats.

Cette convention établissait un calendrier des différentes phases et des différentes actions à mener sur l’ensemble de la ville.

La première phase comprenait le quartier du désert avec un programme de démolitions / reconstructions, la création de voiries de desserte (actuellement en passe d’être achévées), le prolongement de l’avenue Marcel Bailly (terminée fin 2007), le réaménagement complet de la rue Charles Simon et de l’entrée de l’hôpital (achevée en 2007)

 

Contenues également dans cette première phase du P.R.U., au titre d’opérations dites urgentes, les maisons de quartier de Rome-Saint-Charles (le bon accueil) et du Hamois, ainsi que la réhabilitation du centre commercial du Hamois

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Cette partie concernant le centre commercial, confiée à une agence d’architecture et d’urbanisme, avait pour objectifs de :

-          Renforcer l’attractivité et l’accessibilité du centre

-          Améliorer son intégration dans l’environnement (anticipant sur les futurs aménagements)

-          Repenser son aspect général (couleurs, matériaux, …)

 

Le dossier a cheminé jusqu’en 2007 au rythme de nombreuses réunions de travail. Les premiers rendus, courant 2007, orientaient vers :

-          Un changement total du concept initial d’ouverture vers l’intérieur au profit d’une ouverture du centre vers l’extérieur sous forme de vitrines.

-          La suppression des « jardinières béton » (obstacles physiques et visuels) et la création d’un vaste parvis ceinturant le centre avec des réservations pour accueillir des arbres.

-          La création de parkings en limite de voirie.

-          La redéfinition des cheminements de la signalétique et des enseignes.

Le tout accompagné d’une rénovation totale du bâti conservé (couleurs, matériaux,…)

 

Galerie-Hamois_int.JPG

 

L’actuelle galerie (ou ce qu’il en reste) était conservée, fermée par des grilles et utilisée à des moments nouveaux de la vie du quartier pour des marchés (hebdomadaires), des braderies, des expositions,…

 

Au cours de l’année 2008, changement de municipalité, et plus rien, il en va ainsi jusqu’en cette fin d’année 2010 où l’on apprend que l’équipe municipale conduite par J.P. Bouquet, a confié à l’EPARECA, un établissement public, une mission de réflexion sur l’avenir du centre !

Le temps et l’indécision auront été fatals. On le découvre aujourd’hui avec l’annonce de la fermeture de Leader Price (en janvier) et aussi celle de la boulangerie (décidé pour le 2 décembre 2010).

La réflexion confiée à l’EPARECA semble aujourd’hui dépassée. Il faut agir et en finir aves les propos lénifiants tenus dans les conseils de quartiers. SAUVONS L’EXISTANT !!!!

 

Le Hamois représente la plus forte concentration de populations de Vitry-le-François. Il est inimaginable de laisser, sans commerce de proximité, plus de 1 000 foyers (même si l’on tient compte de la vacance de nombreux appartements) dont une proportion significative de femmes seules, et de personnes âgées.

 

A cette occasion, posons-nous la question de la répartition sur le territoire des surfaces alimentaires (au demeurant en excédent) et du commerce en général. L’ouverture de LIDL, « bloquée » jusqu’à alors, sur la zone de la Jouette, était-elle judicieuse, dans un marché où la demande est atone pour cause d’évasion de la population et de la baisse du pouvoir d’achat liée aux difficultés économiques.

 

Interrogeons-nous sur l’attractivité d’un quartier, le Hamois, dont les espaces publics sont de plus en plus en piètre état et sur lequel se trouve concentré une grande partie de la détresse sociale de la ville.

En tout état de cause, un mauvais coup de plus pour espérer améliorer les conditions de vie des habitants.

M.B.

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