Réaction suite à la publication de l'article "le destin de la Sonacotra toujours pas scellé" dans le quotidien L'UNION le 02/01/2013

 

L'objectif, lorsque J.P-Bouquet a remis en cause la démolition de la Sonacotra, était, lors de la campagne électorale municipale, de se démarquer de son adversaire et prédécesseur en s'embarquant dans un engagement absurde d'y créer un centre d'affaire !

La suite, on la connaît, un dossier bâclé dans lequel nous sommes passés de la reconversion à l'impasse avant de "refiler le mistigri" à une société du logement social. On est en droit d'ailleurs de s'interroger sur les contreparties accordées au Foyer Rémois pour sortir le maire de la délicate situation dans laquelle il s'était mis. Ces contreparties respectent-elles les intérêts de la collectivité ou celles du Foyer Rémois ? Un jour nous découvrirons la face cachée du deal.

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Dans un dossier comme celui-ci, il faut travailler avec sérieux et le sérieux ce n'est pas de se contenter d'affirmer, c'est de démontrer et d'argumenter et enfin de prendre une décision. Il ne peut y avoir plusieurs bonnes solutions.

Justifier l'abandon de la démolition prévue en 2008 en surestimant son coût, comme cela au doigt mouillé, en accusant au passage son prédécesseur n'est pas honnête. Des éléments de l'époque qui se basaient sur l'état du bâtiment, la technique retenue (le grignotage), l'état du marché de la démolition, corroborés par le coût des démolitions pratiquées dans le cadre du P.R.U. sur les bâtiments des quartiers du Désert et de Rome Saint-Charles, sur l'intérêt montré par les entreprises du secteur, il ressortait une estimation de l'ordre de 450 à 500 000 € (en partie financés par la cession du foncier libéré). Quant au coût du désamiantage, mis en avant comme pour faire peur, il n'est présent que sous forme de flocage, d'isolation de canalisation qui, quel que soit l'avenir du bâtiment devra être traité. Les batteries d'ascenseurs présentaient apparemment plus de difficulté et là aussi dans tous les cas.

Notre objectif était l’intérêt général, celui de débarrasser la ville et le quartier de cette verrue dangereuse (il y avait eu en peu de temps un incendie et un dégât des eaux), disgracieuse, qui avait maintes fois ces dernières années défrayée la chronique des faits divers plus ou moins dramatiques. Cette opération nécessaire à laquelle je m'étais attaqué avec le conseil municipal. Les risques de voir le bâtiment squatté comme d'y voir arriver une forme de très grande pauvreté ou de marginalité n'étaient pas acceptables, la charge sociale supplémentaire étant insupportable par une collectivité par ailleurs déjà fortement sollicitée.

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Accidents, charges sociales, les risques demeurent, la faute en incombe à ceux qui pour des raisons politiciennes n'ont pas pris leurs responsabilités. Ce quartier, comme d'ailleurs toute la ville, n'aspire qu'à bien vivre; Monsieur le Maire aimeriez-vous avoir votre pavillon au pied ou à proximité de la Sonacotra ? La Sonacotra, encore un arbre qui cache la forêt des problèmes qui s'amoncellent en ce début 2013.

M.BIARD

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