« Vitryats : indignez -vous… »
12 févr. 2011La menace de fermeture qui pèse sur notre hôpital se précise, au-delà de la rumeur, à devenir une hypothèse réelle, corroborée par la situation critique de l’établissement et les mesures prévisibles.
Sur ce dossier malheureusement n’attendez rien des « politiques » ils sont aujourd’hui étrangement silencieux. Certains, totalement défaillants, incapables d’appréhender un enjeu qui les dépasse, s’adapteront le moment venu tels des caméléons. Pour d’autres on peut parler de connivence, informés qu’ils sont, ils ont choisi de se taire et d’attendre, la situation présente et à venir étant un peu leur échec inavouable en période préélectorale (ce sont ceux-là même qui brigueront vos suffrages aux prochaines élections cantonales avec des bilans à leurs yeux très positifs !) inavouable leur échec parce que passible de sanctions de la part des électeurs et que leurs réélections passent avant la vérité qu’ils vous doivent.
Le moratoire n’aura pas duré longtemps. La machine est en marche, la pression monte, alimentée par le déficit d’exploitation abyssal à l’échelle de l’établissement. Il devra être comblé avec comme conséquences : des services fermés, d’autres regroupés ou externalisés, des personnels remerciés, des fonctions logistiques supprimées. Déjà des médecins, anticipant, sont partis, d’autres sont sur le départ, les recrutements et les investissements gelés.
C’est l’asphyxie lente et pénible de l’hôpital que nous connaissons qui s’annonce dans l’indifférence coupable de ces élus qui prétendent représenter vos intérêts, de celles et ceux maire, conseillers généraux et régionaux, député qui devraient organiser la défense de l’outil majeur de l’organisation sanitaire sur un territoire comme celui de Vitry : « L’HÔPITAL PUBLIC ».
Comment croire à la volonté de maintenir l’hôpital si on le prive des moyens de son redressement. La viabilité d’un hôpital passe par l’efficacité de gestion et la sécurité des malades assurée par des personnels soignants en nombre suffisant (médecins, infirmières, techniciens etc.…). Le premier critère regardé comme indice de viabilité est le niveau d’activité qui s’apprécie en nombres d’actes réalisés. Il est probable que dans la nouvelle configuration ces actes diminuent, il est probable que nous assistions à une baisse des accouchements, une baisse des actes chirurgicaux, une baisse des actes médicaux, chiffres devenus implacables au point que constatant la situation l’agence régionale de santé se verra contrainte (la mort dans l’âme !) de tirer un trait sur l’hôpital de Vitry.
L’agence travaille depuis avril 2010 sur la rationalisation de l’offre de soins à l’échelle régionale sans que les populations soient informées des différentes hypothèses : Le plan A celui du redressement échouant : quel est le plan B décrivant l’évolution de l’établissement ? Quelle sera l’offre de soins à Vitry ? Quels rapprochements et vers qui ? Quelles orientations des malades, vers d’autres hôpitaux publics, vers les établissements privés, les deux ? Quel régime de consultations avancées de spécialistes médicaux chirurgicaux de ces autres établissements ? Et surtout que deviendront les urgences ?
La population a le droit d’être tenue informée des différentes options. Son avis doit être pris en compte, les enjeux lui être expliqués sans démagogie, avec honnêteté et transparence. Après tout ce n’est rien moins que de la vie de nos concitoyens dont il s’agit. Ce combat c’est celui du droit d’accéder aux soins dans les meilleures conditions quelque soit l’endroit où l’on vit. C’est lutter contre l’accélération de la désertification de notre territoire. C’est mettre en place la justice de la prise en charge de l’urgence (notamment vitale) qui serait remise en cause dans sa permanence et sa qualité (des exemples existent). Cette action personne d’autre mieux que vous, avec l’ensemble des personnels de l’hôpital ne peut la mener.
C’est maintenant ou jamais.
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Vitry Intensément, Le 10.02.20 F. Arvois, M. Biard, J-P. Gara, J-M. Gérard, A. Liébart