Quand la rue se meurt, les vitryats se ruent sur la rumeur !
18 janv. 2011Ah la rumeur ! Diffuse et insidieuse, parfois infondée, elle se répand inexorablement, alors pourquoi lui donner de l’écho et de la puissance comme l’a fait « la cellule » communication du maire.
On pourrait penser cette stratégie contre-productive parce que donnant du volume aux nouvelles propagées. La conclusion qu’en tire nos concitoyens est « qu’il n’y a pas de fumée sans feu ». Alors erreur de stratégie ? Certes pas ! Et si c’était là prix à payer pour désamorcer tout un ensemble de rumeurs dont certaines beaucoup plus gênantes et sulfureuses.
Des rumeurs il y en a de plusieurs tenants, celles qui détruisent, qui accablent à côté desquelles celles révélées et qui ne sont pas sans fondement apparaissent « avouables ». Cette révélation au grand jour, sur la place publique, devient alors qu’un coupe-feu pour arrêter l’incendie.
Passons au crible ces rumeurs :
- La statue du Colonel MOLL serait déboulonnée.
Cette rumeur est intervenue suite à une polémique née dans le cadre d’une conférence retraçant la vie et la carrière militaire du Colonel MOLL. L’anticolonialisme doublé d’un antimilitarisme à peine voilé des propos d’un adjoint au maire avec un ton laissant paraître une certaine agressivité l’a alimentée.
On peut débattre sur cette période de notre histoire, les bienfaits ou les méfaits de la colonisation, la civilisation ou les exactions de l’épopée militaire coloniale pourquoi pas, sauf que ce n’était pas le thème de cette conférence.
On peut imaginer que s’il ne tenait qu’à cette personne (l’adjoint en question), supprimer la statue du Colonel MOLL du paysage local ne serait pas un mal.
- Les logements pour des habitants du « neuf-trois ».
Nous nous sommes déjà largement exprimés sur cette faute grave commise par J-P. BOUQUET. Dans cette affaire son objectif réel n’est pas d’améliorer la situation de Vitry et les conditions de vie des Vitryats, mais de conserver un rapport de forces en matière électorale, qu’il pense devoir à une forte présence du logement social sur le territoire de Vitry, le reste c’est encore de l’habillage.
Face à l’inoccupation actuelle de nombreux logements, les organismes logeurs pour remplir seront contraints de faire appel à des populations extérieures relevant du champ social. Pour l’origine de ces populations, c’est anecdotique et ceux qui imaginent qu’une partie des familles accueillies viendraient de Seine Saint-Denis, c’est une affirmation pour marquer un peu plus les esprits. Le 9.3 dans l’imaginaire de nos concitoyens étant une référence en matière de détresse sociale.
- Le C.C.A.S. (Centre Communal d’Action Social).
Les élus ont en charge la solidarité. C’est-à-dire qu’ils ont en charge de la répartir équitablement. Tâche difficile tant la détresse est présente à Vitry-le-François. Tâche encore plus difficile quand on a trop promis et quand on ne peut pas tenir ses engagements. Le fait qu’ils aient placé des proches dans divers postes a été ravageur, cela fait évidement naître un sentiment d’injustice. Certaines personnes peuvent se sentir flouées et réagir en le faisant savoir en remettant en cause l’impartialité des élus. Comment réagiraient les élus placés dans des situations inextricables et que toutes les portes se ferment …
Voilà notre analyse.
1er ACTE : La ville bruisse de rumeurs, le soupçon et le doute s’insinuent dans les esprits. Ces rumeurs sont la réaction du corps social devant les décisions incompréhensibles des situations injustes, des élus peu vertueux. La rumeur prospère sur la crise de confiance envers les élus. Une partie de la population ne se satisfait pas de réponses qui tournent le dos au bon sens et à la réalité. Cette population cherche à comprendre et propose ses propres explications en prenant l’opinion à témoin.
2ème ACTE : Ces mêmes élus entonnent le grand air de la victimisation mais en réalité après avoir fait le tri de ce qui est avouable, anodin, mineur,… dans les ouï-dire, ils les exploitent comme un écran de fumée derrière lequel ils se cachent, en espérant fixer l’attention sur des sujets certes importants du débat politique mais déjà largement abordés par ailleurs, par nous même en ce qui concerne le logement, par la presse sur l’affaire MOLL et la répartition des aides du C.C.A.S.
Toute cette médiatisation, tout ce battage n’ont d’objet que de détourner l’attention des vitryats des autres sujets plus scabreux, de la réalité du quotidien et de la vérité des situations. La victimisation, d’autres s’en sont déjà servis à Vitry comme ailleurs. C’est tirer vers le bas le débat politique !
Ces élus ne reculent devant rien pour camoufler leurs échecs. Malheureusement pour les Vitryats, cette municipalité éprouve de grosses difficultés, elle manque cruellement d’idées pour traiter les problèmes. Mieux elle en crée (Stade Jules FERRY, Place Royer-Collard), elle a une gestion calamiteuse (épisode de Noël).
Les messages diffusés sont des plus pathétiques : « Vitry bouge », « Des idées pleins la Ville »……
Les idées les Vitryats ont pu en apprécier un échantillon avec les animations des fêtes de fin d’année.
Chercheraient-ils à se persuader plutôt que de persuader les Vitryats !
Quand on travaille dans le respect de l’intérêt général, quitte à écorner son image en paraissant rigide, inflexible, on peut être « droit dans ses bottes » et la rumeur n’a pas prise.
A Vitry, si ce n’est pas toujours la joie, c’est n’est pas toujours la bonne rumeur….