Nos enfants sont-ils des cobayes de la politique ?
24 oct. 2013Il fallait à tout prix, par idéologie et pour se faire bien voir de la Gauche au pouvoir, mettre en place une réforme clé du quinquennat d’Hollande. Plutôt que de prendre le temps de la réflexion, les élus locaux socialistes se sont engouffrés dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires contre l’avis des enseignants, des parents, et au détriment des enfants, devenant les victimes de la politisation de la vie locale.
La majorité municipale vante la réussite de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires et des TAP (temps d’activités périscolaires). Il suffit d’écouter le mécontentement des parents à la sortie des classes pour se persuader du contraire. Quoi qu’en dise et quoi qu’en pensent ces mêmes élus, les nouveaux horaires et la gestion des activités proposées sont un fiasco. Face à ce constat, nous affirmons que la majorité locale actuelle est déconnectée de la réalité des habitants du bassin Vitryat.
Dans un cadre ni scolaire, ni associatif, (cadre qui reste à définir et à sécuriser) il a été demandé à différents intervenants (professionnels ou non) d’encadrer et de gérer des enfants d’âges différents (6 à 12 ans) sur des activités de courte durée et imposées par on ne sait qui. Toutes ces difficultés n’ont pas été anticipées à cause d’une mise en place précipitée. Qu’importe le prix à payer, cela devait démarrer à la rentrée de septembre. Chacun à fait ce qu’il a pu, voire même voulu, sans répondre à l’objectif des textes officiels. Tout cela explique qu’il n’y ait aucune égalité entre les écoles de la communauté de communes : grande variabilité des effectifs et des groupes, aucune équité dans les activités imposées (assez surprenantes parfois exotiques). Toute cette hétérogénéité explique qu’aucune information ne se soit communiquée à l’avance aux familles et mêmes aux intervenants. C’est un tel casse-tête, que les parents qui veulent faire basculer un enfant d’une activité vers une autre, parce que l’enfant s’y sent mal, doivent s’adresser directement aux encadrants car les affaires scolaires ne gèrent rien !
Malheureusement beaucoup d’activités se révèlent n’être qu’un moment de garderie, ce qui est en dehors de l’esprit de la réforme. Il y a de quoi être choqué quand l’actuel Maire de Vitry considère que les enfants sont mieux aux TAP car ils y apprennent plus de choses que chez les nounous et qu’en plus cela ne coûte rien aux familles.
S’il est vrai aujourd’hui que les TAP sont gratuits, il faut payer : les intervenants, les bus affrétés pour déplacer les enfants vers les équipements, et même l’utilisation des différents de lieux. Au final, c’est toujours le contribuable qui paye l’addition, cette gratuité est donc toute relative.
Monsieur le Maire, vous affirmez que la mise en place de cette réforme ne coûte rien à la collectivité, allant même jusqu’à dire que cela « rapporte ». Pour une fois ayez le courage d’être transparent et honnête vis-à-vis de vos concitoyens, en communiquant, par le biais du bulletin municipal et communautaire, le budget (recettes et dépenses) consacré à cette réforme. Démontrez-nous que la dotation de l’État suffit à financer toutes les activités menées, et n’engendre aucun surcoût pour les contribuables. Cela permettra à chacun de se faire une opinion.
F.Arvois, M.Biard, J-P. Gara, J-M. Gérard, A. Liébart
« Vitry intensément », le 18/10/213