... Peut-être bien que oui ? Peut-être bien que non ?

 

La DEMOCRATIE PARTICIPATIVE, emblème des dernières campagnes électorales socialistes, reste la seule substance de la GRANDE publication municipale produite par l’équipe de Jean-Pierre BOUQUET.

 

Voici quelques extraits de l’édito « Communiquer pour mieux dialoguer », de M.le Maire.

 « Participer au plus près à la transformation de notre ville en vous  associant aux décisions à travers les comités de quartier », « sans oublier bien sûr le plus important, le contact de vos élus », « nous avons voulu faire de la démocratie participative le pilier de notre action »…

 

Sont-ils à ce point en panne d’idée qu’ils tentent désespérément de trouver l’inspiration chez les vitryats.

En toute neutralité, il faut bien reconnaître que les quelques idées ou initiatives qu’ils ont tenté de mettre en application se sont hélas soldées par un fiasco : parking de la place Royer Collard, Friche Nithart, Empower Sun, …

Les seules réussites enregistrables sur le territoire vitryat sont les fruits de graines qui ont été semées sous l’égide de Michel BIARD. Fruits que certains élus, peu scrupuleux, souhaitent récupérer à leur propre compte.

 

Au départ, dans les fondements de leur création, ces conseils de quartier étaient destinés à présenter les sujets liés à la vie des quartiers et de la ville. Ce cadre ayant été voté lors du conseil municipal du 26 juin 2008.

Pour l’anecdote, M.MOUTON, qui est chargé de suivre le dossier de la démocratie participative, était absent le jour de cette délibération.

 

Dans l’article (I-a) cadrant le déroulement du conseil, il est logiquement prévu trois temps :

- Présentation d’un ou deux sujets majeurs que la municipalité conduit et veut informer avec un jeu d’avis questions/réponse.

Encore faut-il que le Maire-adjoint présidant le conseil soit en mesure de le faire. Faute de maîtriser les dossiers conduits par la ville, cette présentation n’est pas faite ou alors mal faite. Tout n’est pas dit ou alors mal dit. Il n’y a aucune consultation des avis de la population.

- Restitution de la réflexion du groupe de bénévoles sur un thème donné.

- Questions diverses, avis et demandes des habitants, avec mise en place d’une fiche navette pour assurer le suivi du traitement.

 

Dans l’article (I-d4) cadrant le mode de fonctionnement (déroulement d’une séance), un secrétaire de séance devrait théoriquement rédiger un projet de compte-rendu à remettre au président du Conseil de Quartier, pour, par la suite être approuvé à la séance suivante. C’est bien d’établir des règles, mais encore faut-il les respecter ! Ce n’est pas fait ! Ont-ils peur de devoir censurer certains propos ternissant leur image d’hommes et de femmes à l’écoute et proches de nos préoccupations…

 

Au-delà de toute polémique, nous ne reviendrons pas sur le peu de personnes assistants à ces réunions publiques, sensées être un lieu de rencontre et de débat entre les différents acteurs de notre cité.

 

Au même titre que sont publiés les comptes-rendus des conseils communautaires et municipaux. Pourrait-on envisager de faire de même pour les conseils de quartiers ?

Puisque les élus ne conçoivent pas la communication comme un « gadget », on peut se poser la question suivante : Pourquoi ces comptes-rendus, établis par le personnel municipal présent à ses réunions, ne sont-ils pas mis en ligne ou rendus publiques sous une autre forme ?

La seule façon, à l’heure actuelle d’être informé partiellement de la teneur de ces réunions, c’est en lisant la presse locale.

 

Mais est-ce que nos élus ont, au moins, eu l’idée de publier ces comptes-rendus ?

 

On pourrait penser que non, révélant ainsi un aveu inconscient de la futilité de ces réunions, où il serait bien difficile de consigner par écrit le peu de choses qu’il s’y passe, et de ce qu’il s’y dit.

Juste pour se détendre un peu, voici un p’tit florilège condensé des expressions le plus fréquemment employées par les représentants de la collectivité : « Je vous rejoins sur ce point… mais j’y crois pas … que faire ? … je m’engage à y réfléchir … ce n’est pas à moi à trancher … » Certes un peu réducteur, mais ce n’est que la stricte vérité !

Au-delà du verbe, et parfois du geste, les élus sont là pour seulement faire croire aux citoyens qu’on les écoute. Vaste programme politique !

N’est-ce pas à l’élu au final à prendre une décision, qui jugera la plus juste et dans l’intérêt commun de ses administrés. Quel manque de courage politique que de ne rien proposer en solution aux problèmes posés par nos concitoyens.  J’ai parfois l’impression que certains élus municipaux l’écrivent en deux mots.

 

Et bien non, l’idée d’une publication en ligne, ils l’ont eu, c’est même marqué noir sur blanc dans la délibération rapportée par Madame l’adjointe : L’article I-d4 stipule que « le service de la ‘’Démocratie Participative’’ […] se chargera d’adresser le compte-rendu de la réunion aux membres du ‘’Conseil de Quartier’’ et la mise en ligne sur le site de la ville ».

Après deux années et demie d’existence de ces conseils, pourquoi ne l’ont-ils pas encore fait ?

Ont-ils peur de mettre au grand jour le peu d’intérêt des Vitryats à ces réunions ?

Veulent-ils garder confidentiel les points de mécontentement de la population ?


Effectivement cela mettrait à mal les choix politiques et les décisions prises par la majorité municipale conduite par Jean-Pierre BOUQUET. Difficile que d’accepter de se faire « flageller » sur la place publique en révélant aux yeux de tous, l’accumulation de ses erreurs. Surprenant que de ne pas vouloir assumer ses actes !

 

Nous pouvons quand même émettre une hypothèse sur l’intérêt (du maintien) de l’existence des conseils de quartier. Si on reprend un vieil adage « diviser pour mieux régner ». On pourrait appliquer ce principe à l’organisation des conseils de quartiers. Les conseils de quartiers ont été répartis en 9 zones, partant notamment du principe que chaque quartier à ses problématiques spécifiques (dixit M.BOUQUET).

C’est un fait, une commune s’organise en quartiers, cela ne doit rester qu’un simple découpage territorial. Il ne faudrait surtout pas les mettre en compétition, car cela irait dans le sens contraire de l’intérêt général et du bien commun, cela serait même dangereux si l’on communautarise encore plus les populations.

Au contraire les problématiques de la ville font de Vitry un seul grand quartier où les réponses de la collectivité doivent s’accompagner d’actions communes. Malgré tout et par commodité, il paraît plus facile de multiplier les petites réunions pour atteindre un maximum de population, être au plus prêt de leurs préoccupations, de leurs petits problèmes quotidiens : la gêne d’un réverbère, la mauvaise circulation dans la rue, les incivilités répétées,... On est bien loin de l’idée de départ ! Ceci est un passage obligé et nécessaire.

Vouloir faire croire que l’on s’intéresse aux soucis des habitants est un moyen habile de détourner leur attention, et de ne pas les informer véritablement sur des décisions plus importantes qui pourraient engager leur avenir sur plusieurs décennies. Un des dossiers majeurs, qui engage l’avenir de Vitry et des Vitryats, à savoir le P.L.U. a totalement été passé sous silence. Les conseils de quartiers auraient pu être le lieu pour en débattre, pour intéresser la population, mais rien.

 

Alors leur fameuse « démocratie participative » n’est qu’un leurre. Cette communication démesurée n’est faite que pour occuper le terrain, surtout pas pour agir dans l’intérêt des Vitryats.

J.HARLE

Retour à l'accueil