Il y a une page blanche en lieu et place de notre libre expression du magazine municipal n°24 qui vient de paraître. Cette page blanche convient parfaitement à l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons étant donné le mépris envers les élus de l'opposition et l’exercice de la démocratie dont cette publication est le pitoyable témoignage. Par la force des choses, cette page blanche devient notre protestation.

Nous devions « rendre notre copie » pour le 23 mars. Pour rappel, cette date du 23 mars était pendant l’entre-deux tours des élections départementales. Dans un souci de neutralité, ne voulant pas que la teneur de nos propos puisse être utilisée aux fins électorales du moment, ne voulant pas non plus interférer pas dans le combat opposant les différents candidats en lice, nous avons préféré demander le report d’une semaine pour la remise d’un texte compatible avec l’actualité locale. Ce court délai nous a été purement et simplement refusé, motif : des délais d’impression incompatibles avec la date « choisie » de diffusion, le magazine devant être distribué pour mi-avril.

Nous avons pris acte de cette décision, au mieux nous la regrettons. Une fois de plus, nous sommes face à de la petite politique qui consiste à bâillonner l’opposition. Cela n’aurait rien coûté que d’avoir une semaine en plus pour rédiger un texte plus en phase avec l’actualité politique locale. Cela aurait permis à chaque groupe de sensibilité politique différente d’apporter un commentaire sur un scrutin départemental aux incidences directes avec et sur la politique locale.

Ce qui est sûr et certain c’est que l’impression du magazine n’a commencé qu’après le 28 mars. La preuve par l’image puisque la photographie du haut de page qui illustre l’article du Zonta Club p21 a été prise lors de la manifestation talent de femmes qui s’est déroulée les 28 et 29 mars.

Dans le passé, la parution du magazine a déjà été reportée pour refondre la ligne éditoriale pour contrecarrer nos propos (magazine n°4 octobre/novembre 2009 concernant  l’augmentation sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères: sur la TOM). Ce qu’ils se sont accordés et s’accorderont, ils nous le refusent. Certains diront que cela fait parti du jeu politique et qu’il faut s’en accommoder. Cela pourrait apparaître comme des mesquineries, dérisoires aux yeux de nos concitoyens, sauf si des éléments et données budgétaires n’étaient imprimées donc portées à connaissance de tiers avant même les élus et donc considérés comme acquis avant même le vote par les deux assemblées municipale de Vitry et Communautaire. Ces deux assemblées sont devenues, par le fait, des chambres d’enregistrement dans un véritable déni de notre démocratie locale et là les choses prennent un autre tour celui d’une dérive autocratique.

Il serait logique de rendre notre texte d’expression politique une fois le conseil municipal passé, cela nous permettrait d’expliquer à nos concitoyens notre positionnement par rapport aux délibérations mises au vote. Malheureusement cela n'est encore pas à l’ordre du jour puisque le prochain texte est à rendre pour le 15 juin alors que le prochain conseil municipal est programmé pour le 23 juin.

 Si nous voulons redonner confiance à nos concitoyens, c’est à nous élus, représentants de la population, de montrer l’exemple en pratiquant une démocratie locale apaisée. Une démocratie n’est saine que si la majorité donne à l’opposition les moyens de s’exprimer et de proposer une politique alternative, dans le cas contraire cela devient une forme de totalitarisme. Les politiques doivent accepter les voix divergentes, il faut sortir de ce modèle de la pensée unique. Nous devons mettre fin à cette "guéguerre politicienne" contre-productive qui dessert nos concitoyens et qui fait le lit des partis extrémistes.

J.HARLE

Une fois de plus l’opposition est privée de son expression
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