130 000 tonnes transitent en 2012, année de crise ! La moyenne sur les 10 dernières années devant se situer plus près des 150 000 tonnes. Beaucoup de Vitryats et d’habitants de la communauté de communes qui ont travaillé ou qui travaillent sur la zone industrielle Vitry-Marolles connaissent l’importance de cet équipement tant pour l’approvisionnement des matières premières entrant dans les processus de fabrication que pour certaines expéditions de produits. Aujourd’hui ou demain, les clauses environnementales imposeront, dans le cadre de clauses qualité, de privilégier le mode fer (c’est un argument et une nécessité dans certaines normes), d’en conserver la maîtrise, le bon état. Maintenir un coût d’accès modéré est essentiel pour notre développement économique. Un embranchement  ferré  est un outil essentiel et attractif pour la déserte d’un foncier industriel, il n’y a qu’à prendre en exemple le projet sur la ZAE de Loisy. Les études lors de l’implantation de l’usine de paille avaient révélées la nécessité de créer d'un tel embranchement pour un coût de plusieurs millions d’euros et avec des difficultés techniques qui n’étaient pas surmontées et ne le sont toujours pas, établissant de ce fait un handicap pour la ZAE. Par conséquent, l’embranchement ferroviaire de la ZI Vitry-Marolles est un atout qu’il faut conserver, et le considérer avec la même importance que les voiries secondaires de la zone.

Faut-il céder l’embranchement ferré de la zone industrielle ?

     La Chambre de Commerce et d’Industrie (C.C.I.) percevait/perçoit une redevance à la tonne qui transite pour la seule utilisation de la voie. La « manœuvre » c’est-à-dire l’acheminement physique par locotracteur jusque sur les embranchements d’unités de production se fait avec les moyens des entreprises ou en sous-traitance avec la SNCF qui met à disposition sur les sites. Le produit de la taxe perçue étant sensée servir à entretenir ou développer l’actuel embranchement.

     Lors du conseil municipal du 05/02/2015, au moment de la délibération pour céder cet équipement à la C.C.I., un bon nombre de documents qui nous auraient permis de juger sur le bien-fondé ou non de la décision à prendre était absent :

- Les résultats de cette exploitation sur les 10 dernières années

- Le coût et la date des derniers entretiens réalisés

- Les soit-disantes « fragilité » juridiques  (la convention datant de 1974 !).

- Les comptes rendus de réunions de la C.C.I. et du service économique de la communauté de communes

- La planification de l’entretien

- L’anticipation des remises à niveau de l’équipement

 

Rien,  nous n’avons eu aucune information pour nous éclairer sur la décision à prendre.

Malgré la totale dépendance de la ZI Vitry-Marolles à cet équipement, nous avons délibérer sans connaître les conditions de cession, mis à part le 1 € symbolique. Nous n’avons pas eu connaissance des contraintes imposées par le cahier des charges.

Allons plus loin dans l’irresponsabilité et la bêtise, pourquoi ne pas concéder la totalité de la gestion de la zone industrielle à la C.C.I. Ces messieurs seraient bien plus tranquilles et se contenteraient de percevoir leur salaire ou indemnité !

 

     Nous n’avons aucune information qui aujourd’hui accrédite le bien-fondé de la décision que l’on a fait prendre aux conseils communautaire et municipal. Les assemblées délibérantes ont été trompées par une délibération insincère.

Derrière cette décision irréfléchie, chacun peut craindre de l’avenir quant à la crise et l’environnement très concurrentiel. C’est affaire est un constat de plus de l’incompétence des acteurs en charge de la conduite de notre développement économique. Si des difficultés existent, elles plaident pour une reprise par la Communauté de Communes pour avoir une totale maitrise de notre politique sur la Zone Industrielle à un moment où des décisions de mutations ne sont pas à exclurent.

 

Il faut préserver cet outil de développement économique, c’est le rôle des élus responsables !

 

P.GREENHALGH, M.BIARD, J.HARLE

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